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Edito de mai

Sortir du développement durable et s’engager sur le chemin de la renaissance du local

Il y a comme un paradoxe à ce que nous vivons aujourd’hui. Jamais les médias n’ont tant parlé d’Ecologie ni les partis traditionnels couru sur les pistes ouvertes par les écologistes et voilà que nous sommes occupés à dire qu’il est urgent et nécessaire d’aller plus loin et que nous proposons un nouveau projet sociétal, la renaissance du local.

Il y a comme un paradoxe à ce que nous vivons aujourd’hui. Jamais les médias n’ont tant parlé d’Ecologie ni les partis traditionnels couru sur les pistes ouvertes par les écologistes et voilà que nous sommes occupés à dire qu’il est urgent et nécessaire d’aller plus loin et que nous proposons un nouveau projet sociétal, la renaissance du local.

Serions-nous d’éternels insatisfaits ? Serions-nous devenus fous ?

Non bien sûr.

Les fondements de l’Ecologie politique ne sont pas en cause. L’Ecologie politique, parce qu’elle est le seul projet qui englobe la vision des limites de la planète et donc intrinsèquement la question de la protection et de la répartition des ressources planétaires, reste bien un concept sur lequel nous pouvons nous appuyer. Mais il ne suffit pas de le proclamer. Il ne suffit pas de saupoudrer le monde politique d’un peu d’écologie pour tenir les clefs d’un nouveau monde.

Les constats vous les connaissez tout autant si pas mieux que moi :

Déplétion du pétrole, réchauffement climatique, pauvreté en augmentation, recul démocratique généralisé, pour n’en citer que quelques-uns, les défis sont immenses et ont de quoi nous effrayer.

La mondialisation et son moteur, la course à la croissance, ne sont régulés par aucune institution. Au contraire. Lorsqu’on pense au FMI ou à l’OMC, on peut parler d’organisation délibérée de la croissance sans que jamais les limites de la planète, ni les limites de l’être humain, ni aucunes balises sociétales ne soient jamais posées. Par ailleurs, la mise en compétition planétaire des produits et des services obtenus dans des conditions sociales très variables entraîne logiquement une pression à la baisse sur les législations sociales et écologiques les plus ambitieuses. Toutes sont aspirées dans une spirale descendante.

Le concept de développement durable, en laissant croire qu’il est possible de concilier croissance planétaire, développement humain et respect des limites des systèmes écologiques, leur sert, comme à d’autres, de paravent, d’écran de fumée. Je recommande à ceux qui en douteraient encore d’aller relire l’excellent bêtisier pour le Développement durable (lien : )

Face à ces enjeux, nous ne pouvons rester les bras ballants à nous morfondre d’autant que les moyens d’actions ne nous font pas défaut, contrairement à ce que certains nous poussent à croire.

Un autre monde est possible et nous pouvons y travailler. Ce monde passe, nous en sommes convaincus, par la renaissance du local.

Les débats que nous avons tenus ces dernières semaines nous encouragent dans cette voie. Notre projet de « Charte pour la renaissance du local », s’est enrichi de plusieurs contributions. Nous les présenterons le samedi 13 mai prochain après-midi, lors de la réunion publique que nous organisons sur le thème :

Renaissance du local : balise pour l’Ecologie de transformation

Dans le cadre de cette rencontre, nous proposons deux débats complémentaires consacrés respectivement à la grippe aviaire et au développement de l’agriculture biologique.

Deux invités nous aideront à clarifier ce débat : Yvan Beck, docteur en médecine vétérinaire, qui nous donnera son analyse de la situation relative à la grippe aviaire et Michaël Latz, Maire de Correns (Var), première commune bio de France.

Lieu : Maison de la Poésie - 28, rue Fumal à 5000 Namur (à 100 mètres de la place Saint Aubain, en face de l’Athénée, via la rue du Collège).

P.A.F. : Libre

Cette réunion sera aussi l’occasion de tracer ensemble plusieurs perspectives et de nous renforcer en réseau.

Nous espérons avoir le plaisir de vous y retrouver pour partager un moment convivial de réflexion avec vous.

Pour le GRAPPE, Michèle Gilkinet, présidente

Programme

o 14 heures, accueil

o 14 heures 15, présentation de la rencontre par Martine Dardenne

o 14 heures 30 : présentation de la déclaration politique sur la renaissance du local par Michèle Gilkinet. Voir sur notre site : http://grappebelgique.be/article.php3 ?id_article=63

o 15 heures : « Grippe Aviaire et mondialisation, les oiseaux migrateurs coupables ou victimes ? », exposé et débat avec Yvan Becq et Paul Lannoye

o 16 heures : « Correns, 1ère commune de France bio, un exemple à suivre » exposé de Michaël Latz, Maire de Correns. Débat sous la direction de Marie-Rose Cavalier.

o 17 heures : « Déclaration politique sur la renaissance du local » adoption et perspectives par Michèle Gilkinet

o 17 heures 30 : levée de séance et verre de l’amitié.


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