CONFÉRENCE EXCEPTIONNELLE À L’OCCASION DE LA SORTIE DU DEUXIÈME NUMÉRO DE LA REVUE ENTROPIA
Avec Serge Latouche, économiste, philosophe et politologue, professeur émérite de l’université de Paris-Sud, spécialiste des rapports économiques Nord-Sud et de l’épistémologie des sciences sociales. Son dernier livre, le pari de la décroissance est paru récemment chez Fayard.
Notre mode de vie actuel fondé sur une croissance infinie est incompatible avec une planète finie. Les espèces végétales et animales disparaissent à la vitesse de 50 à 200 par jour, soit un rythme 1 000 à 30 000 fois supérieur à celui des cinq extinctions précédentes. Bientôt le tour de l’homme lui-même ?
Si un changement radical est une nécessité absolue, le choix volontaire d’une société de décroissance est un pari qui vaut la peine d’être tenté pour éviter un recul brutal et dramatique (ainsi que des phénomènes de licenciements massifs comme à VW Forest).
Rien de pire qu’une société sans croissance dans une société de croissance dit Serge Latouche. C’est pourquoi la décroissance n’est envisageable que dans une « société de décroissance », c’est-à-dire dans le cadre d’un système reposant sur une autre logique.
Or, il est possible de construire une société soutenable y compris au Sud. Comment ? Il faut changer de valeurs et de concepts (le travail en fait partie), changer de structure, relocaliser l’économie et la vie, revoir notre mode d’usage des produits, répondre au défi spécifique des pays du Sud. Il convient aussi d’assurer la transition de notre société de croissance à la société de décroissance par des mesures appropriées. Il y a du ... « travail » !
DATE : le mercredi 2 mai 2007 à 20h15
LIEU : Amphithéâtre Adam Smith,Faculté des Sciences Economiques, Rempart de la vierge, 8, Namur
P.A.F. : 6 € (3 € pour étudiants et sans-emploi)
Lancée le 23 novembre 2006 à l’Assemblée Nationale à Paris, Entropia, la revue d’étude théorique et politique de la décroissance, projette un monde au-delà des impasses de l’(im)mondialisation en cours, un monde à la fois plus humainement équitable et plus écologiquement équilibré. Le premier numéro s’adresse aux rapports entre la décroissance et la politique ; des numéros suivants aborderont entre autres les thèmes du travail et de la technologie toujours en lien avec le post-développement