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vendredi 5 octobre 2012

Lettre Ouverte au Ministre Henry lui demandant de refuser tout nouveau projet d’installation de porcherie et de poulailler industriels

 

Le Grappe a pris l’initiative d’adresser une lettre ouverte au Ministre Henry en charge de l’Environnement, de l’Aménagement du territoire et de la Mobilité, lui demandant de refuser tout nouveau projet d’installation de porcherie et de poulailler industriels.

Ce type d’installation est dévastateur pour la planète, élimine les paysans du Nord et du Sud et menace notre santé du fait de l’utilisation massive d’antibiotiques qu’il implique.

Une première lettre avec les signatures récoltées à l’occasion du salon Valériane 2012 lui a déjà été adressée. Nous avons décidé de continuer à recueillir les signatures cette fois via notre site afin d’être en mesure de lui adresser un rappel de notre demande dans les prochains mois.

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Lettre ouverte au Ministre Henry

Pour signer, il vous suffit de compléter le cadre ci-joint ou d’envoyer votre nom, prénom et adresse à grappebelgique@gmail.com avec le mot suivant : signature lettre ouverte au Ministre Henry en charge de l’Environnement, de l’Aménagement du territoire et de la Mobilité, lui demandant de refuser tout nouveau projet d’installation de porcherie et de poulailler industriels.


Lettre ouverte à Monsieur Philippe HENRY, Ministre régional wallon de l’Environnement, de l’Aménagement du territoire et de la Mobilité.

Copie à Monsieur Rudy DEMOTTE, Ministre-président de la Région Wallonne et à Madame Laurette ONKELINX, Ministre des affaires sociales et de la Santé Publique.

Monsieur le Ministre,

Alors que le débat sur la réforme de la PAC est en cours, sur le terrain, on ne peut malheureusement que constater la disparition de plus en plus préoccupante des petites exploitations paysannes.

Dans le même temps, on voit apparaître de nombreux projets d’installations que l’on ne peut désigner que sous le nom « d’usines à viande » consacrées à la production animale industrielle.

En Belgique, comme dans toute l’Europe (Bretagne, Hollande, Danemark), les « élevages » industriels se sont d’abord installés à proximité des zones portuaires (c’est là qu’arrivent les aliments importés). Ainsi, la Flandre concentre plus de 90 % de ce type d’installations, produisant plus de 200 % de la demande nationale en viande de porc et de volaille. Mais ce développement sans lien avec le sol entraîne une forte pollution des eaux. Ce qui s’est traduit, en Flandre, par une obligation de réduire la production. Les filières existantes se sont alors tournées vers la Wallonie afin de compenser la diminution de production en Flandre.

Les agriculteurs wallons sont donc fortement sollicités par les filières de la production industrielle de viande. Ainsi, les paysans se voient progressivement remplacés par des gestionnaires exécutants de l’agro-industrie.

Au niveau mondial, le détournement des terres, dans les pays du Sud, par de grosses compagnies multinationales de l’agroalimentaire en vue de la production d’aliments pour nourrir le bétail concentré dans ce type d’usines, aboutit aux mêmes conséquences : elle prive de nombreux paysans du sol nécessaire à la pratique de leur métier, rendant précaire leur survie et celle de leur famille. Ces populations iront malheureusement grossir la masse des affamés des bidonvilles des grandes métropoles de leur pays.

On peut donc affirmer que l’industrie de la viande élimine les paysans de l’agriculture, au Nord comme au Sud.

Mais l’industrie de la viande menace aussi notre santé :

En effet, l’existence des « élevages » industriels pose un problème majeur de santé publique : celui de l’usage massif des antibiotiques et de la résistance des bactéries pathogènes que cela induit.

Les conditions de vie des animaux dans la production industrielle rendent indispensable l’utilisation des antibiotiques. Ceux-ci permettent d’éviter que la pression bactérienne n’entraîne un taux de mortalité économiquement insupportable. Les porcheries et les poulaillers industriels sont donc le terreau idéal pour le développement de bactéries résistantes. Ainsi, le staphylocoque doré résistant à la méthicilline (MRSA) est devenu un vecteur dominant de maladies nosocomiales en Europe et dans le monde.

- Une étude du Bund (branche allemande des Amis de la Terre) vient de montrer, après analyse d’échantillons de poulet frais achetés en décembre 2011 dans 5 supermarchés que plus de la moitié des échantillons contenait des germes résistant aux antibiotiques (staphylocoque doré ou Ecoli)

- Une étude, réalisée en 2007, à la demande du ministre de la Santé Publique, Monsieur Rudy DEMOTTE, indique que dans près de 68 % des porcheries en Belgique, une souche MRSA est présente chez les animaux. Pour 37,6 % des cas, elle est aussi présente chez les éleveurs de porcs et les membres de leur famille.

A ces deux constats humainement et socialement alarmants, on doit ajouter que l’impact climatique de cette industrie de la viande est évident : l’élevage industriel est responsable de 35 à 40 % des émissions de méthane ( qui agit 23 fois plus que le CO2 sur le réchauffement climatique) et de 65 % des émissions d’oxyde nitreux ( qui agit 296 fois plus que le CO2 sur le réchauffement climatique).

On peut donc légitimement s’interroger : quelle cohérence y a-t-il à défendre la réduction des émissions de gaz à effet de serre et à favoriser dans le même temps l’existence de ce type d’industrie ?

Face à ces constatations inquiétantes tant pour la survie de l’agriculture paysanne que pour l’avenir de la planète et la santé humaine, nous demandons instamment au ministre Henry de refuser toute nouvelle implantation de porcherie ou poulailler industriels en Wallonie et de mettre tout en œuvre pour favoriser le maintien en activité des exploitations paysannes de petite taille où est pratiqué un élevage lié au sol et indépendant des filières de l’agro-industrie.

Martine Dardenne, sénatrice honoraire, Paul Lannoye, député européen honoraire, Georges Trussart, ancien sénateur, Michèle Gilkinet, ancienne députée, présidente du Grappe, Inès Trépant, politologue, Pierre Stein, Aimée Badoux, Ann-Mary Francken et Daniel Comblin, administrateurs du Grappe (groupe de réflexion et d’action pour une politique écologique).


Co-signataires de la lettre ouverte :




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