Communiqué de presse du vendredi 25 mai 2007
Une des plus grandes pollutions actuelles, invisible et inodore, est certainement la pollution par les ondes électromagnétiques artificielles. Celles-ci envahissent de plus en plus notre environnement, pas seulement notre atmosphère, mais également notre habitat. Les applications civiles utilisant ces micro-ondes sont de plus en plus nombreuses : téléphone portable (GSM), téléphone sans fil numérique à la norme DECT, réseau informatique sans fil (Wi-Fi), etc. Depuis peu, on assiste au déploiement de l’UMTS (GSM de 3ème génération) et du WiMAX (Wi-Fi à haut débit et à grande portée).
La plupart des nombreuses études scientifiques réalisées à ce jour concernant l’impact sur la santé des micro-ondes sont loin d’être rassurantes. En plus des effets thermiques reconnus en cas d’utilisation prolongée d’un GSM, ces études mettent en évidence des effets biologiques et sanitaires même à une densité de puissance très faible. Elles montrent aussi que des personnes peuvent être plus sensibles que d’autres : foetus, enfants, personnes portant un pacemaker ou un implant métallique, etc.
Notre législation actuelle autorise une densité de puissance de 1,125 W/m2 (20,6 V/m) à la fréquence de 900 MHz et jusqu’à 2,5 W/m2 (30,7 V/m) pour les fréquences autour de 2000 MHz allouées à l’UMTS. De toute évidence, elle garantit en priorité les intérêts économiques mais ne tient aucun compte du principe de précaution et de notre droit constitutionnel à la protection de notre santé et à un environnement sain.
Jusqu’à présent, les différentes réclamations (pétitions, interpellations, etc.) adressées aux responsables politiques sont restées sans suite. Nous avons donc décidé d’aller en justice pour contraindre le gouvernement fédéral, quelle que soit sa composition politique du moment, à modifier la réglementation existante. Le fondement général de l’action est constitué de l’article 23 de la Constitution, de la loi du 12 juillet 1985 et du principe de précaution. La demande portera sur l’annulation des normes fixées dans l’arrêté royal du 10 août 2005 et leur remplacement par des normes beaucoup plus faibles (voir dossier en annexe).
Vu son objet, l’asbl GRAPPE peut démontrer son intérêt personnel direct dans l’enjeu posé par le procès. Le coût de cette action est évalué à 4.000 euros minimum. Nous avons lancé un appel à contribution pour lever le montant nécessaire à la bonne fin de notre initiative. Nous pensons être en mesure de réunir la somme en septembre prochain.
.Au cas où l’action ne pourrait être menée à bonne fin faute d’un financement suffisant, les contributeurs seront remboursés. L’asbl GRAPPE n’utilisera en aucun cas les fonds récoltés pour d’autres dépenses. Un compte bancaire spécial a été ouvert et pourra être contrôlé par tout contributeur.
Pour en savoir plus sur cette action et/ou y participer, vous pouvez prendre contact directement avec Georges Trussart, Administrateur du Grappe, Rue du Réservoir 34, 5020 Vedrin ; tél/fax : 081.212.953 ou écrire à actionElectrosmog@grappe.be
Michèle Gilkinet, présidente du GRAPPE
NB : en annexe vous trouverez l’appel à contribution que nous sommes occupés à diffuser